top of page
Rechercher

L’ostréiculture, une activité économique portée par les femmes

Dernière mise à jour : 31 janv.




Au Sénégal, les femmes sont engagées dans le développement socioéconomique à travers plusieurs activités régénératrices de revenus. Le secteur ostréicole majoritairement occupé par les femmes joue un rôle important à la sécurité alimentaire et offre en même temps des opportunités pour l’autonomisation des femmes. La journée nationale de l’huître s’est tenue dans ce contexte de valorisation du secteur aux retombées économiques importantes mais aussi pour relever les défis dans un soucis de pérennisation de l’activité.


La journée nationale de l'huître a été célébrée à la place du Souvenir Africain par le Réseau National des Acteurs de la Chaine de Valeur des Huîtres au Sénégal (RENACVAH) en partenariat avec  FISH4ACP de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture. Les huîtres constituent une richesse naturelle pour le Sénégal, en plus de l’aspect économique, la filière est aussi importante sur le plan social et culturel offrant une source d’alimentation nutritive. Excellentes sources de protéines, elles offrent un plaisir gustatif et regorgent plusieurs nutriments essentiels pour le bon fonctionnement de l’organisme. Plusieurs facteurs d’ordre naturel, économique et social se combinent dans ce secteur majoritairement composé de femmes.


Les femmes, au cœur de la filière ostréicole

De la collecte, passant par la transformation à la commercialisation, les femmes sont les principales actrices de la filière des huîtres. Elles sont également engagées à la restructuration de la mangrove, un écosystème propre aux lacs, aux bolongs et aux fleuves d’où proviennent les produits ostréicoles. Cela montre l’appropriation que se sont faites les femmes pour ce secteur. « Culturellement l’activité de coquillage est destinée aux femmes, à l’époque, c’était les femmes à 100% qui travaillaient sur les coquillages de manière générale mais avec la modernisation et la raréfaction de certains produits halieutiques, les hommes commencent à intégrer dans leur activité quotidienne l’ostréiculture. Jusqu’à présent plus de 90% des personnes qui gravitent autour de ce secteur est composé de femmes que ce soit dans les îles du Saloum, en Casamance, à Saint Louis en passant par Potou, partout c’est les femmes qu’on remarque  dans ce secteur » selon Modou Balla Faye, secrétaire générale du (RENACVAH). C’est dans ce sens que s’inscrit Gnima Diouf, secrétaire générale du GIE Yone Diofor de Néma Ba situé  dans la commune de Touba Kouta, qui décompte 60 membres dont seul 2 hommes composent leur organisation.

 

Les défis du secteur de l’huître

Le changement climatique constitue une grande menace à l’écosystème des huîtres. La dégradation de la mangrove et la réduction des ressources halieutiques affectent l’activité économique et la beauté naturelle de la biodiversité hydrologique. L’autre défi reste la proximité avec les potentiels clients comme les hôtels et les restaurants qui offrent plus de marge avec moins de temps de travail.  Parce que « Pour avoir un kilogramme d’huître séchées il faut transformer 70KG d’huîtres fraiches et il faudra le vendre maximum à 8000F, alors que s’il est vendu à l’état fraiche, chaque douzaine est minimum vendu à 2000F donc les 70KG va revenir à 140 000F au lieu de 8000F » justifie Monsieur Balla Faye.

 

Les perspectives de pérennisation

Le secrétaire du réseau national de la chaine de valeur des huitres au Sénégal rassure des mesures  fournis par l’Etat et ses partenaires pour améliorer les techniques de production et d’adaptation de l’espèce à travers la culture sur table , le captage avec deux coupelles, le système flottant mais aussi le financement  pour permettre aux acteurs de s’adapter en améliorant leur capacité de production et rester productifs durant toute l’année. Coordonnatrice régionale de FISH4ACP, Fatou Sock de son côté soutient que « Au niveau du Sénégal nous travaillons plus sur la valorisation des huîtres dans un souci de pérennité et de durabilité. Au niveau de FAO, on apporte aussi de financement sous forme de subvention et on travaille à l’échelle pilote, on met en œuvre des concepts qu’on expérimente sur le terrain et quand ils sont porteurs on en fait de bonnes pratiques pour que d’autres bailleurs et l’Etat puissent après les répliquer  et trouver des financements pour les mettre en œuvre »

 

 
 
 

Commentaires


bottom of page