
Redaction
7 juil. 2026
Lancer le processus de création du Fonds Fiduciaire pour la Conservation de la Biodiversité au Sénégal (FFCB-SN) est l’objet de l’atelier national pour le financement durable de la biodiversité. Mise en place par le ministère de l’environnement et de la transition écologique, cette initiative a vu la participation de partenaires techniques et financiers pour converger au profit des aires protégées, des paysages de conservation et des initiatives communautaires.
Le Sénégal dispose d’un patrimoine naturel terrestre, marin et côtier dont la conservation constitue un défi pour le développement économique. La mise en place du FFCB-SN constitue une réponse efficace pour la résilience écologique menacée de part et d’autres par la dégradation des habitats, la surexploitation des ressources, les effets du changement climatiques, l’urbanisation. C’est à cet effet que le représentant du ministre, le secrétaire Général Fodé Fall affirme que « Les sociétés humaines et les systèmes écologiques forment des ensembles interdépendants en équilibre dynamique mais, dont la durabilité dépend de leur capacité de s’adapter aux perturbations ». L’agenda de transformation Sénégal 2050 en son pilier 3 vise à aménager le territoire de manière durable. C’est ainsi ajout -il « L’inaction n’est pas une option, la gouvernance durable de nos espaces de conservation est devenu un impératif de survie, un enjeu stratégique majeur »
Les besoins en financement pour la conservation des écosystèmes sont énormes. Les aires marines protégés à elles seules ont besoin d’une mobilisation de 10 milliard sans parler des parcs et autres réserves selon le Colonel Momar Sow de la direction des aires marines communautaires protégées (DAMCP). C’est pour répondre à ce défi que Wetlands International Afrique – Côte Occidentale et Golfe de Guinée (WIACO) a contribué à hauteur de 100 mille euro dans cette première phase de diagnostic. Son Directeur exécutif M. Ibrahima Thiam se réjouit du «privilège d’accompagner les premières réflexions engagé par le gouvernement sur cette initiative. Convaincu du potentiel du Sénégal de devenir un model régional en matière de financement durable de la biodiversité, nous avons recherché les moyens d’accompagner cet ambition ». Cette même ambition anime l’Agence Française de Développement (AFD) avec un appui aux cotés WIACO pour un montant de 250 mille euro car « les enjeux sont très importants pour le Sénégal, il y a des richesses qui sont très précieuses et qu’il faut préserver, l’initiative du lancement de ce fond est quelque chose de très important et on se réjouis d’y contribuer, d’y participer » pour reprendre Valérie Huguenin, Directrice Adjointe de l’AFD à Dakar. Elle considère que « Le Sénégal se dote d’outils nécessaires pour identifier et mobiliser des sources de financement publiques, privés et innovantes » en phase avec le défi du cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité d’ici 2030.
A l’image d’autres pays africains, le Sénégal veut assurer un mécanisme de financement adapté à long terme de la biodiversité à travers une approche inclusive et participative. La présence à l’atelier de La Banque Mondiale constitue un potentiel pour la mise en place effective du fond. « La Banque mondiale salue cette démarche et affirme sans réserve sa disponibilité à la compagne dans un esprit de partenariat de rigueur technique et d’exclusivité de tous les partenaires » du avis de sa représentante Mme Arame Tall. Et de poursuivre « Le Sénégal veut se doter d’un instrument durable pour protéger et valoriser son patrimoine. Ce patrimoine naturel n’est pas un simple héritage, il constitue un pilier de développement économique durable. Il sert de rempart contre les changements climatiques, une garantie de sécurité alimentaire »
